Publicité : le groupement des Mousquetaires (Intermarché, Bricomarché, Netto ) lance sa première campagne de marque employeur

« C’est vrai » : la première campagne de marque employeur commune du Groupement Mousquetaires

Le 14 octobre 2026, le Groupement Mousquetaires a lancé « C’est vrai », sa première campagne nationale de marque employeur, commune à l’ensemble de ses enseignes et entités (Intermarché, Bricomarché, Netto…). Affiches et films mettent en scène de vrais salariés pour valoriser les métiers du groupe. Le dispositif est principalement digital et reste visible jusqu’au premier trimestre 2027. Il s’appuie sur près de 7 850 offres d’emploi en ligne, un chiffre relevé au moment de l’annonce.

Une première prise de parole commune comme employeur

Jusqu’ici, le groupe n’avait pas pris la parole en tant qu’employeur à l’échelle nationale. Un travail de stratégie de marque employeur avait bien été mené avec le cabinet Uzful, mais il ne ciblait qu’Intermarché et Netto, et relevait d’une démarche interne sans campagne nationale. La date et le détail de ce chantier ne sont pas précisés dans les informations publiées.

« C’est vrai » change donc de périmètre : un message unique pour toutes les enseignes et entités, au lieu d’un discours enseigne par enseigne. Pour un groupe d’indépendants fédérés sous plusieurs bannières, c’est un choix de marque : l’employeur Mousquetaires est mis en avant, plus que chaque enseigne prise isolément. Le mécanisme rappelle le poids qu’une signature de groupe peut prendre quand elle structure l’image d’un acteur, comme on le voit dans l’histoire d’Adolphe Leroy et de l’enseigne qui porte son nom.

De vrais salariés, des métiers montrés « sans artifice »

Le format est le même d’une affiche à l’autre : de véritables salariés du groupe, photographiés et/ou filmés dans leur environnement de travail, avec une description du métier en blanc. La campagne revendique la réalité du terrain : de vrais collaborateurs, leurs lieux de travail et des métiers présentés avec leurs compétences, leurs exigences et leurs responsabilités.

Le ton est assumé par la direction. Camille Sassi, chef d’entreprise en charge de la communication du Groupement, déclare : « Nous avons souhaité construire une campagne sincère ». Le mot d’ordre, « sans artifice », fait de l’authenticité l’angle de recrutement, plutôt que l’image de l’enseigne ou une promesse de carrière stylisée. Le groupe ne communique pas, en revanche, sur l’agence créative, ni sur l’identité des salariés à l’écran.

Un dispositif digital, calé sur 7 850 offres à pourvoir

La stratégie média est principalement digitale, avec une diffusion sur le site carrières et les réseaux sociaux du groupe, complétée par une déclinaison presse. La visibilité est annoncée jusqu’au premier trimestre 2027. Aucun plan télé n’est mentionné, et ni budget ni plan média détaillé n’ont été rendus publics : la portée réelle de la campagne dépendra donc surtout de ses supports propres, ce qui ne se mesure pas depuis l’extérieur.

L’enjeu concret tient dans le volume. Le site carrières affichait près de 7 850 offres au moment de l’annonce, dont environ 7 500 en points de vente et 350 en fonctions support. Ce total évolue en continu : il vaut comme ordre de grandeur daté, pas comme un stock stable. Il couvre plus de 300 métiers, de la vente à la logistique, de l’industrie au marketing, au digital, à la finance, aux ressources humaines et à l’immobilier, répartis entre points de vente, bases logistiques, unités de production et fonctions supports. Une campagne qui doit parler à des profils aussi différents explique le choix d’un message large, ancré dans le travail réel plutôt que dans une cible unique.

Ce que le lecteur peut en tirer

Pour un responsable marque employeur, trois choix sont transposables ou non selon sa structure : montrer des salariés réels dans leur cadre de travail, adopter un ton revendiqué comme sincère, et porter un message de groupe plutôt qu’un message par enseigne ou par entité. Ce dernier point suppose une cohérence interne que tous les ensembles multi-marques n’ont pas.

Quant à l’effet sur le recrutement, rien n’est publié à ce stade : ni taux de candidature, ni objectif chiffré. Il faudra suivre la campagne, notamment l’évolution des offres et des prises de parole du groupe jusqu’au premier trimestre 2027, pour juger de ce qu’elle produit. La logique rejoint celle d’une approche marketing orientée vers le marché ciblé, ici appliquée au marché de l’emploi, et dont seuls les résultats diront si elle a porté.