Votre employeur vous a remis un bulletin de salaire électronique, mais vous ne savez plus où il est stocké, ni si vous pourrez y accéder dans dix ans quand vous préparerez votre dossier retraite.
C’est exactement le problème que MyPeopleDoc a été conçu pour résoudre – et la solution est plus solide qu’elle n’y paraît au premier abord.
Qu’est-ce que MyPeopleDoc et à qui s’adresse-t-il?
MyPeopleDoc est une plateforme de gestion documentaire RH en mode SaaS, née en 2007 sur le campus d’HEC Paris. Jonathan Benhamou et Clément Buyse la fondent sous le nom Novapost, avant un pivot décisif en 2009 vers les solutions RH Cloud.
L’idée de départ : offrir aux salariés un espace sécurisé pour centraliser tous leurs documents professionnels, des bulletins de paie aux contrats de travail.
Le rachat par l’américain Ultimate Software en 2018, puis la fusion avec Kronos en 2020, ont intégré MyPeopleDoc dans le groupe UKG (Ultimate Kronos Group) – un poids lourd mondial du SIRH avec plus de 12 000 clients et un chiffre d’affaires supérieur à 3 milliards de dollars. La marque française a toutefois conservé son identité et son ancrage local.
Les chiffres parlent d’eux-mêmes : plus de 3 000 entreprises en France et près de 4 millions de salariés utilisent la plateforme. Parmi les clients référencés figurent Bouygues Telecom, Canal+, Total, Ubisoft et Starbucks – un profil clients qui couvre autant les grands groupes industriels que les entreprises de services.
La solution s’adresse avant tout aux directions RH qui veulent dématérialiser leur flux documentaire sans sacrifier la conformité légale.
Comment fonctionne la connexion et l’accès à votre espace MyPeopleDoc?

La connexion à MyPeopleDoc passe obligatoirement par l’adresse web fournie par votre employeur ou par l’application mobile. Pas de portail public généraliste : chaque salarié accède à un espace personnalisé, généralement accessible via l’URL de son entreprise ou via le domaine mypeopledoc.com avec ses identifiants propres.
Pour accéder à MyPeopleDoc mon compte, trois scénarios coexistent selon votre situation :
- Vous avez reçu un email d’invitation – c’est le cas standard, vous activez votre compte via le lien fourni
- Votre entreprise a créé votre espace en amont – vous recevez directement vos identifiants
- Vous changez d’employeur mais conservez votre coffre-fort – vous accédez à vos anciens documents avec vos identifiants existants, indépendamment de votre nouvel employeur
Sur mobile, l’application est disponible sur iOS et Android. Elle reprend les fonctionnalités essentielles du portail web : consultation des documents, téléchargement, et gestion du coffre-fort. La synchronisation est automatique dès qu’un nouveau document est déposé par le service RH.
Comment créer et activer son compte MyPeopleDoc?
Point que beaucoup ignorent en cherchant « MyPeopleDoc créer un compte » sur les moteurs de recherche : il est impossible de s’inscrire librement. L’activation du compte dépend entièrement de l’employeur. Sans invitation, il n’y a pas de porte d’entrée.
Le processus d’activation suit ces étapes :
- Réception d’un email d’invitation envoyé par le service RH de votre entreprise
- Clic sur le lien d’activation contenu dans cet email (lien valable une durée limitée)
- Définition de votre mot de passe et configuration des paramètres de sécurité
- Validation de l’adresse email et, selon les paramètres de l’entreprise, activation de l’authentification à deux facteurs
- Accès à votre espace personnel avec les documents déjà déposés par votre RH
Si vous n’avez pas reçu d’email d’invitation ou si le lien pour activer votre compte MyPeopleDoc a expiré, le point de contact est exclusivement votre service RH – pas le support MyPeopleDoc directement. C’est une contrainte du modèle B2B2C sur lequel repose la plateforme.
Le coffre-fort numérique MyPeopleDoc : sécurité, certifications et durée de conservation

Le coffre-fort MyPeopleDoc n’est pas un simple espace de stockage cloud. C’est une infrastructure d’archivage à valeur probante, ce qui signifie que les documents qui y sont conservés ont une valeur juridique équivalente à l’original papier. Ce point change tout pour les contentieux prud’homaux ou les dossiers retraite.
Techniquement, chaque document est chiffré en AES-256 – le même standard utilisé par les institutions bancaires et gouvernementales. L’archivage à valeur probante est assuré via un partenariat avec Arkhineo, filiale de Docaposte (Groupe La Poste), spécialiste français de la conservation électronique certifiée.
Les certifications obtenues constituent un socle réglementaire solide :
| Certification | Ce qu’elle garantit |
|---|---|
| ISO 27001 | Système de management de la sécurité de l’information |
| NF Z42-020 | Spécifications fonctionnelles d’un composant coffre-fort numérique |
| NF Z42-025 | Exigences pour les systèmes d’archivage électronique |
| eIDAS | Reconnaissance juridique européenne des transactions électroniques |
| Agrément SIAF | Délivré par les Archives de France, valide la conformité d’archivage public |
L’espace alloué est de 10 Go gratuits, accessibles à vie. Ce point mérite d’être souligné : si vous quittez votre employeur, votre coffre-fort reste actif et consultable. Les documents accumulés pendant toute votre carrière restent accessibles avec vos identifiants, quel que soit votre statut professionnel. Les serveurs sont hébergés en France.
Bulletin de paie électronique : quel cadre légal s’applique?
La dématérialisation du bulletin de paie ne repose pas sur un simple accord commercial entre l’employeur et le salarié. Elle s’inscrit dans un cadre légal précis. La loi Travail du 8 août 2016 a ouvert la voie, et le Décret n°2016-1762 du 16 décembre 2016 en a fixé les modalités opérationnelles.
Depuis le 1er janvier 2017, l’employeur peut remettre les bulletins de paie sous format électronique sans obtenir l’accord préalable du salarié. Le salarié peut toutefois s’y opposer et demander le format papier. L’inverse de ce que beaucoup croient : ce n’est pas l’employeur qui doit justifier la dématérialisation, c’est le salarié qui doit demander le papier.
Sur la durée de conservation, la loi est précise :
- L’employeur garantit la disponibilité des bulletins pendant 50 ans, ou jusqu’à ce que le salarié atteigne l’âge de la retraite augmenté de 6 ans
- Le salarié, de son côté, peut conserver ses bulletins dans son coffre-fort personnel sans limite de durée
Résultat de cette évolution réglementaire : selon les données disponibles, plus de 60 % des salariés reçoivent aujourd’hui leur bulletin de paie en version numérique.
La plateforme MyPeopleDoc a été pensée dès l’origine pour répondre à ces exigences légales, ce qui explique son avance certifications face aux solutions plus généralistes.
Des outils de gestion RH comme RHDesk s’appuient d’ailleurs sur des logiques documentaires comparables pour structurer le suivi des salariés.
Comment retrouver et télécharger ses fiches de paie sur MyPeopleDoc?

Accéder à son bulletin de salaire MyPeopleDoc prend moins de deux minutes une fois le compte activé. L’interface classe les documents par type et par période, ce qui facilite la recherche d’une fiche de paie MyPeopleDoc spécifique – par exemple, le bulletin de mars 2021 pour une attestation de revenus.
La navigation suit cette logique :
- Connexion à votre espace personnel
- Accès à la rubrique « Documents » ou « Bulletins de paie » selon la configuration de votre employeur
- Sélection du document souhaité (filtre par date, par type)
- Téléchargement en PDF directement sur votre appareil
- Option de partage sécurisé vers un tiers (banque, administration) via un lien temporaire
Sur mobile, le parcours est identique. L’application conserve un historique consultable même sans connexion pour les documents récemment consultés. En cas de nouveau dépôt par le service RH, vous recevez une notification push si vous l’avez activée.
L’application MyPeopleDoc mérite-t-elle vraiment d’être utilisée au quotidien?
L’application MyPeopleDoc fait bien son travail sur l’essentiel : consulter et télécharger des documents. L’ergonomie est sobre, les temps de chargement sont raisonnables, et la recherche par type de document fonctionne correctement. Sur ce périmètre, elle tient ses promesses.
Les limites sont structurelles plutôt que techniques. La dépendance à l’employeur est totale : sans invitation active, l’application ne sert à rien.
Les nouveaux salariés qui cherchent à s’inscrire seuls se heurtent à une impasse, et le support client orienté grand public est minimal – le modèle est B2B, la relation se gère via les RH. C’est un choix de positionnement, pas un défaut de conception.
Comparé au portail web, l’application mobile couvre environ 80 % des cas d’usage courants : consultation, téléchargement, notification, partage. Les fonctionnalités avancées de gestion documentaire ou d’administration restent sur le portail web.
Pour un salarié lambda qui veut simplement retrouver sa fiche de paie en déplacement, l’application suffit largement. Pour un gestionnaire RH qui paramètre des accès ou gère des lots de documents, le web reste la référence.
Tarifs et déploiement : ce que l’entreprise doit prévoir

Du côté salarié, MyPeopleDoc est gratuit. C’est l’employeur qui finance l’accès à la plateforme. Le modèle tarifaire côté entreprise démarre à 3 euros par mois et par utilisateur, ce qui positionne la solution dans la fourchette basse des SIRH spécialisés.
Pour une entreprise de 500 salariés, le coût mensuel brut tourne autour de 1 500 euros – un ticket raisonnable face aux économies générées par la suppression du bulletin papier (impression, envoi postal, archivage physique). Le ROI est généralement positif dès la première année pour les structures de plus de 100 salariés.
L’intégration dans l’écosystème UKG permet des connexions natives avec d’autres modules de gestion du capital humain : paie, gestion du temps, onboarding. Pour les entreprises déjà équipées en SIRH UKG, MyPeopleDoc s’installe comme une brique complémentaire sans développement spécifique.
Pour les autres, le déploiement requiert un travail d’intégration avec le logiciel de paie existant – une phase qui peut prendre de quelques semaines à plusieurs mois selon la complexité du SI RH.
La signature électronique, souvent couplée à ce type de workflow documentaire, s’intègre dans les mêmes logiques de dématérialisation.
Sur le plan concurrentiel, MyPeopleDoc fait face à des acteurs comme Yousign, Digiposte (La Poste) ou PayFit sur certains segments.
Son avantage tient à sa spécialisation RH, à la profondeur de ses certifications, et à la portabilité du coffre-fort – une fonctionnalité que peu de concurrents proposent avec le même niveau de garantie légale.
Les plateformes de gestion pour les travailleurs intérimaires comme Armado opèrent sur des problématiques documentaires proches, mais sur un segment de marché distinct.
MyPeopleDoc s’impose comme le standard du document RH dématérialisé en France
Avec 4 millions de salariés et 3 000 entreprises clientes, MyPeopleDoc n’est plus un challenger – c’est la référence de facto sur le marché français du coffre-fort RH.
Sa conformité réglementaire n’est pas un argument marketing : elle s’appuie sur des certifications tierces vérifiables et un cadre légal que la plateforme a contribué à anticiper.
Ce qui différencie vraiment la solution, c’est la portabilité du coffre-fort. Quand un salarié change d’employeur, ses documents ne disparaissent pas. Ils restent accessibles, protégés, avec une valeur probante intacte.
Dans un marché du travail où les parcours professionnels deviennent moins linéaires, c’est une promesse concrète – pas un argument de vente.
Une plateforme RH qui survit à tous vos employeurs : c’est finalement le positionnement le plus fort que MyPeopleDoc ait réussi à construire en dix-sept ans d’existence.