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Avis sur Cleeven : salaires, entretiens et recrutement – ce qu’en disent les ingénieurs

Vous avez reçu un appel d’un recruteur Cleeven, ou vous avez vu leur nom passer sur une offre d’emploi, et vous vous demandez à quoi vous attendre.

Cleeven est un cabinet de conseil en ingénierie qui se présente comme différent des ESN classiques – avec une philosophie centrée sur le développement personnel et l’excellence technique. Mais ce que disent les ingénieurs qui y sont passés mérite qu’on s’y attarde de plus près.

Que fait Cleeven exactement ?

Cleeven est un cabinet de conseil en ingénierie et une ESN (Entreprise de Services du Numérique) à dimension internationale.

Son modèle est celui de la plupart des cabinets de prestation de service : recruter des ingénieurs consultants en CDI, qui interviennent ensuite en mission chez des clients IT et industriels – automobile, aéronautique, énergie, numérique.

L’entreprise est présente dans plusieurs villes françaises – Sophia Antipolis, Lyon, Nice, Saint-Étienne – et opère également à l’international, notamment à Bâle en Suisse.

Sa description officielle sur France Travail et LinkedIn tourne autour de deux convictions : développer la position de leader de l’Europe en innovation technologique grâce à l’excellence de ses ingénieurs, et accompagner les clients dans leur compétitivité mondiale.

Ce qui distingue Cleeven dans son discours, c’est une forte orientation développement personnel. La structure propose un Cleeven Coaching Program (coaching individuel sur la base du volontariat), des suivis de projet mensuels avec un responsable, et des événements trimestriels appelés « Boost your skills » sur les domaines d’expertise des consultants.

Ces dispositifs sont réels – mais leur mise en œuvre varie largement selon les agences et les managers, comme c’est souvent le cas dans les ESN de taille intermédiaire.

Quel est le salaire moyen chez Cleeven en France ?

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C’est le point qui revient systématiquement dans tous les témoignages en ligne – et pas en bien.

Selon les données Glassdoor basées sur 233 déclarations d’employés jusqu’en mars 2026, les salaires vont de 33 000 € brut par an pour un ingénieur d’affaires à 35 000 € brut par an pour un consultant IT. La note de satisfaction sur la rémunération atteint 3,2 sur 5.

Les estimations d’Indeed, basées sur des offres d’emploi publiées, donnent une fourchette entre 27 387 € et 39 408 € brut annuels selon le poste pour Cleeven, et autour de 31 000 à 32 000 € pour l’entité Cleeven SE. Sur cette plateforme, peu d’employés déclarent que leur salaire est jugé correct.

Les témoignages directs sont encore plus parlants : « salaires pas fous », « 31K, le pire de toutes les ESN de la zone », « salaire d’ingénieur aux alentours des 31K » – le niveau salarial est la critique la plus constante, quelle que soit la plateforme consultée.

Un avis en anglais sur Glassdoor résume assez bien : « Worst salary by far among all the service companies in the area. The interns had a better pay in my last company. »

Un bémol à nuancer : Cleeven prend en charge les frais de déplacement, ce qui représente un avantage réel lorsque les missions sont éloignées du lieu de résidence. Ce n’est pas universel dans le secteur et ça vaut la peine de le vérifier contractuellement.

Cleeven recrutement : comment se déroulent les entretiens ?

Le processus de recrutement dure environ deux semaines selon les données collectées sur Indeed. Le premier contact se fait souvent par téléphone, parfois à des horaires assez inhabituels – des candidats évoquent des appels reçus vers 20h. L’entretien physique qui suit dure généralement entre 30 et 40 minutes.

Le format décrit sur Glassdoor (346 questions d’entretien recensées) commence par une présentation du candidat, puis un échange sur le parcours, les attentes professionnelles et les secteurs ciblés.

Ce qui surprend parfois : des questions peu communes pour une ESN, comme « Quel serait votre métier de rêve ? » ou « Que vous évoque le slogan de l’entreprise ? » – cohérent avec le discours développement personnel de la structure. Le niveau de difficulté est évalué à 2,5 sur 5, soit modéré.

Sur 55 % des cas, les candidats estiment leur expérience d’entretien positive selon Glassdoor. Mais un point de friction revient régulièrement dans les avis : certains candidats ont été invités à se déplacer physiquement dès le premier entretien – parfois jusqu’à Bâle depuis la France – sans clarté sur l’existence réelle d’une mission.

Un témoignage détaillé évoque 8 heures de route aller-retour pour un entretien avec un client, alors qu’il n’y avait finalement aucune mission à pourvoir. La pratique ressemble davantage à une présentation commerciale du candidat qu’à un vrai processus de recrutement.

Du côté positif : plusieurs consultants soulignent que leurs managers ont pris le temps de les préparer sérieusement avant leurs entretiens chez les clients. C’est un vrai avantage pour un jeune ingénieur qui découvre le circuit de l’ESN.

Avis sur Cleeven – ce que disent vraiment les consultants

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Le tableau global est nuancé : 68 % des employés recommanderaient Cleeven à un ami selon Glassdoor, basé sur 234 avis anonymes. C’est un score honorable mais pas exceptionnel dans le secteur de l’ingénierie de services.

Les retours positifs récurrents tournent autour de plusieurs points. La culture d’entreprise est citée comme authentique par ceux qui y adhèrent – le développement personnel n’est pas juste un argument marketing pour tout le monde.

L’ambiance est décrite comme agréable et conviviale dans certaines agences, avec des équipes internes réactives. Les missions sont jugées diversifiées, et la structure est bien positionnée sur le tissu industriel local, particulièrement autour de Sophia Antipolis et de Lyon.

Pour un ingénieur junior, le tremplin vers de grandes entreprises industrielles de la région est réel.

Les retours négatifs sont tout aussi constants. Le niveau salarial, d’abord – c’est la critique numéro un, sans discussion. Ensuite, l’absence de CSE structuré et les avantages limités.

Certains consultants décrivent un suivi mensuel perçu comme purement administratif, sans aide concrète pour évoluer ou trouver une mission plus intéressante. La pression commerciale en interne sur les ingénieurs d’affaires est décrite comme intense par d’anciens employés de cette fonction.

Un point plus sensible revient dans plusieurs avis : la difficulté à quitter l’entreprise. Des consultants décrivent une attitude qui change du tout au tout dès qu’ils expriment leur souhait de partir, avec une pression et un manque de transparence qui contrastent avec le discours bienveillant affiché en recrutement.

Ce n’est pas une situation propre à Cleeven – c’est un classique du secteur ESN – mais ça mérite d’être anticipé.

Une nuance géographique importante : les avis de l’agence de Sophia Antipolis atteignent une note de 4,2 sur 5, sensiblement au-dessus des autres implantations qui oscillent autour de 3 sur 5.

La qualité de l’expérience dépend beaucoup de l’agence locale et du manager de proximité – plus que de la politique nationale de l’entreprise.

Faut-il postuler chez Cleeven – et si oui, pour qui ?

Cleeven peut être un choix pertinent pour un ingénieur junior ou en reconversion qui cherche à intégrer rapidement l’écosystème industriel ou IT d’une région comme la Côte d’Azur ou Lyon. Le réseau clients est réel, les missions existent, et l’accompagnement en début de carrière est parfois sincère.

Pour un ingénieur avec quelques années d’expérience et une capacité à négocier, les salaires proposés sont en revanche systématiquement sous le marché. D’autres ESN de taille comparable – Scalian, IT Link, agap2 – valent le détour avant de signer.

Si vous êtes contacté par Cleeven, voici ce qu’il est raisonnable de vérifier avant d’aller plus loin : demandez qu’une mission concrète soit identifiée avant de vous déplacer physiquement. Clarifiez le salaire dès le premier appel téléphonique, pas à la fin du processus.

Et si possible, demandez à échanger avec un consultant actuellement en poste – pas seulement avec le recruteur.

La conclusion honnête : Cleeven n’est pas une mauvaise ESN, mais son discours différenciant ne se traduit pas toujours dans la réalité quotidienne des consultants en mission. L’accord sur le salaire se fait avant de signer – pas au moment où vous avez déjà dit oui.